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Zoom sur les symptômes de l’endométriose

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L’endométriose est une maladie qui touche 10% des femmes en âge de procréer, soit 2,5 millions de femmes en France, et pourtant peu de personnes en parlent. Longtemps ignorée, cette maladie reste mal connue, puisqu’un diagnostic est posé qu’au bout de 7 ans en moyenne. Aujourd’hui, il n’existe toujours pas de traitement curatif. Composé à 91% de collaboratrices féminines, le Groupe AVEC se mobilise dans la lutte contre l’endométriose.

Définition : Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie gynécologique chronique qui peut se manifester dès la puberté, à l’adolescence. Cette maladie est causée par la présence de cellules de l’endomètre (revêtement interne de l’utérus) qui se situent en dehors de l’utérus. C’est-à-dire que les cellules qui composent l’endomètre sortent de la cavité utérine, par les trompes de Fallope, et s’installent dans d’autres organes de l’abdomen.

Chez une femme en bonne santé, à chaque cycle menstruel, sous l’influence des œstrogènes, l’endomètre à l’habitude de s’épaissir en prévision d’une grossesse. S’il n’est pas fécondé, il se décompose et saigne, ce qui provoque les règles.

En revanche, chez les femmes atteintes d’endométriose, les cellules qui ont migré à l’extérieur de l’utérus sensibles aux hormones saignent à l’extérieur de l’utérus. Or, ce sang ne peut pas être évacué naturellement lors de la menstruation. Cela peut provoquer des lésions, des nodules ou des kystes à l’endroit où se trouve le tissu, et provoquer une inflammation, formant des cicatrices fibreuses. Les organes voisins peuvent être touchés et cela peut provoquer un dysfonctionnement de leurs activités.

Maladie complexe : les différents types et diagnostic d’endométriose

D’une femme à l’autre, l’endométriose se développe différemment. C’est pourquoi, on dit qu’il n’y a pas “une” mais “des” endométrioses. Les 3 types d’endométrioses :

  • L’endométriose superficielle (ou péritonéale), indique la présence d’implants d’endomètre ectopiques à la surface du péritoine (membrane tapissant la cavité abdominale et les organes qui s’y trouvent).
  • L’endométriose ovarienne : l’endométriome ovarien est un type de kyste ovarien, qui se caractérise par une teneur en liquide de couleur marron.
  • L’endométriose pelvienne profonde (ou sous-péritonéale) représente les lésions qui s’infiltrent à plus de 5 mm sous la surface du péritoine. L’endométriose profonde peut généralement affecter les ligaments utérosacrés (représentant 50% des cas), les voies vaginales postérieures (représentant 15%), les intestins (représentant 20-25%), se manifestant principalement par la surface antérieure du rectum et la jonction du recto-sigmoïdienne, de la vessie (10%), de l’uretère (3%) et de la cavité pelvienne, du côlon sigmoïde, du côlon droit, de l’appendice et de l’iléon terminal.

Quels sont les traitements pour soulager les douleur de l’endométriose ?

L’endométriose est une affection dans laquelle le tissu de l’endomètre, qui tapisse normalement l’intérieur de l’utérus, se développe en dehors de celui-ci. Cette condition peut être très douloureuse et peut entraîner des problèmes de fertilité.

Il existe plusieurs traitements pour soulager les douleurs liées à l’endométriose, notamment :

Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Ils sont souvent utilisés pour soulager la douleur associée à l’endométriose.
 
Les contraceptifs hormonaux : Les pilules contraceptives, les patchs, les anneaux vaginaux et les injections peuvent aider à réduire la croissance de l’endomètre et à soulager les symptômes.
 
Les agonistes de l’hormone de libération des gonadotrophines (GnRH) : Ces médicaments bloquent la production d’œstrogènes et peuvent aider à réduire la taille des lésions d’endométriose.
 
La chirurgie : Dans les cas plus graves, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour retirer les lésions d’endométriose. Dans certains cas, une hystérectomie (ablation de l’utérus) peut être recommandée.
 
Les traitements alternatifs : des approches alternatives telles que l’acupuncture, l’ostéopathie et la physiothérapie peuvent également aider à soulager les symptômes de l’endométriose, bien que leur efficacité ne soit pas scientifiquement prouvée.
 

Le traitement approprié dépendra de la gravité de l’endométriose et des symptômes individuels de chaque patiente. Les femmes atteintes d’endométriose devaient consulter un médecin pour déterminer le meilleur traitement pour elles.

Comment diagnostiquer et détecter le syndrome d’endométriose ?

Le diagnostic de l’endométriose peut être difficile car les symptômes peuvent être similaires à ceux d’autres affections gynécologiques, comme les kystes ovariens ou la maladie inflammatoire pelvienne. Elle peut provoquer des douleurs pelviennes intenses, des prétendus anormaux, des douleurs pendant les rapports sexuels et des problèmes de fertilité. Cependant, il existe plusieurs méthodes pour diagnostiquer et détecter l’endométriose, notamment :

Examen clinique : Votre médecin peut effectuer un examen pelvien pour détecter toute masse ou anomalie dans la région pelvienne.
 
Échographie : L’échographie est une technique d’imagerie qui utilise des ondes sonores pour produire des images des organes internes. Une échographie transvaginale peut aider à détecter des lésions d’endométriose dans les ovaires ou le pelvis.
 

Alors si vous avez des fortes douleurs pendant les règles, des douleurs pendant les rapports sexuels appelés dyspareunies ou des douleurs pelviennes régulières, sachez que ce ne sont pas des symptômes normaux chez les femmes. Ces symptômes peuvent parfois être des signes d’endométriose, et provoquer par la suite un risque d’infertilité. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un de nos professionnels de santé (médecin généraliste, gynécologue) du Groupe AVEC. 

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